Monsieur le Secretaire d'Etat
Je suis assistante maternelle depuis trois ans. Vous n'imaginez pas à quel point j'aime mon travail. Après avoir été éducatrice, prof, je me sens enfin utile dans ce rôle qui accompagne les enfant et des parents parfois perdus, parfois en quête de compréhension de leur parentalité... C'est un métier formidable qui a du sens, le sens républicain que m'ont transmis mes parents, issus de parents immigrés qui ont cru, à raison à l'accueil de le France.
Mais aujourd'hui je suis dépitée. Après ce cafouillage en règle (cafouillage habituel, puisque nous sommes les eternels oubliés des prises de décisions), nous voilà, comme l'année dernière laissé à notre libre sort. Nous sommes confrontés à des parents perds, qui parfois nous licencient, parfois nous laissent leurs enfants parce qu'ils sont fatigués... Oubliant le risque qu'ils font courir aux enfants, à ma famille et à moi même.
L'année dernière nous avions témoigné à travers #160lettres notre désaccord et notre problématique mais, sans problème, cette année vous nous obligez par les mêmes données à être soumis aux risques, à la pauvreté et à la fragilité de notre métier. Je suis à deux doigts de penser que vous n'avez finalement que faire de notre statue...
On est des adultes. Il suffisait de:
- Laisser le choix à chacun d'accueillir ou non.
- Rembourser ou proposer une prime à chaque assistante maternelle qui a une perte de salaire pour non accueil
- Proposer le vaccin en priorité pour chaque assistante maternelle afin de faciliter l'accueil dans la plus grande sécurité.
- Accueillir les enfants d'assistante maternelle dans les écoles, comme personnels prioritaires sans tenir compte du statut de leur conjoint afin qu'elles puissent assurer l'accueil des enfant et qu'elles leur soient dévouée à 100%.
Je suis en colère, parce que finalement, en utilisant toutes nos difficultés, toutes nos différence, les failles de notre métiers, nos peurs, et nos angoisses, vous avez gagné. Vous avez imposez le fonctionnement de l'année dernière, sans nous laisser un moindre espace pour pouvoir décider ou non si l'on veut protéger nos famille ou non.
Je suis fière de mon métier. Je suis fière de qui je suis. Et vous pouver continuer de nous ignorer, croyiez bien que notre colère produit une energie sans fin pour nous défendre.
Je vous souhaite une bonne journée, et vous dis à bientôt... Je reviendrai vous parler de mon statut....
Magali clabaut

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