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Lettre 16

 Monsieur,

Je reviens vers vous pour vous témoigner de mon expérience suite à vos annonces compliquées de la semaine dernière. Vous n'avez pas, je crois, l'idée des conséquences de vos prises de décisions tardive et floues...

Samedi, j'ai au téléphone une famille de la commune à coté de la mienne. Ils ont deux enfants: une petite fille de 4 ans et un petit garçon de 13 mois. Ils ont besoin d'une assistante maternelle en urgence: la crèche familiale ferme et de vendredi à lundi ils n'ont pas de solution. Ils vont gardé la grande, mais la maman commerçant un travail le mardi suivant et le papa n'étant pas toute la semaine en présentiel, il leur fait un moyen de garde...

D'habitude je ne fais pas de remplacement. Mais là, ce sont des amis d'une petite fille que je garde, je comprends l'urgence. Je demande à ma PMI dès mardi martin l'autorisation d'étendre mon agrément à l'accueil de 4 enfants pour trois semaines.

Je n'ai pas le temps d'adaptation. Mardi matin sans préavis, l'enfant va venir chez moi...

Parce qu'une décision sans transition du vendredi pour le mardi, c'est aussi ça que vous promettez... Des enfants, projetés dans des lieux inconnus avec des inconnus sans période d'adaptation. La violence.

Pour adoucir cette transition, je propose aux parents de venir passer l'après midi autour d'un gouter à la maison (lundi de paque je le rappelle). Puis de passer la moitié de la matinée avec moi le mardi matin.

Entre la semi-adaptation, l'adaptabilité fantastique du petit E.... tous les deux nous nous en sommes sortie.... Mardi, mercredi, ... Avec beaucoup de douceur, le petit E. trouve ses marques, commence à rire et sourire et trouvé sa place....

Mais hier soir la maman arrive les larmes aux yeux:
- La crèche familiale réouvre, je dois remette E. Il ne va rien comprendre. Ils ont fermés par "précaution", et maintenant réouvre parce que le ministère a dit que les assmats pouvaient travailler. Du coup, ils attendaient les mesures... Et maintenant ils veulent que je remette le petit.

Je la rassure en lui disant que ce n'est pas grave, que E. va retrouver ses marques....

- C'est surtout qu'ils m'ont dit que je n'aurais jamais dû vous engager, que c'était violent pour lui, que c'est n'importe quoi.

Et me voilà, devant ma porte, à expliquer à une maman, que non, ce n'est pas elle qui est responsable. Les responsables c'est un ministère qui a donné des consgnes floues en oubliant la majorité des mode de garde en France. Les responsables c'est la crèche familiale qui prend des décisions parce qu'elle n'a pas d'ordre et qui fait n'importe quoi, et qui fait porté la responsabilité sur les parents. Et qui va payer la note à la sortie?

Un enfant de 13 mois que l'on va encore changer de lieu d'accueil, qui va devoir se réadapter. Il a 13 mois. Je le répète.

Pendant ce temps là, nous ne vous entendons toujours pas. Nous ne somme toujours pas prioritaires sur les vaccins, nos enfants ne sont toujours pas prioritaires par la seule fonction d'un de leur parent, pendant ce temps là nous avons encore l'impression que nous sommes quantité négligeable. Et pire. Nous avons l'impression que les enfants sont quantité négligeable.

J'espère encore qu'au moins quelqu'un lira ma lettre. Ne serait-ce que votre secrétariat qui a probablement des enfants et qui peut être rencontre les mêmes difficultés que ces parents avec la garde de ses enfants..

Cordialement,

 


 

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